de Daniel Pennac : Monsieur Pennac je vous
aime !
J’aime son style d’écriture, j’aime sa façon de me balader dans ses intrigues, j’aime ses personnages… j’aime Daniel Pennac ! C’est poétique, c’est intrigant, c’est bourré de suspens, de fausses pistes, de dénouements inattendus… c’est le troisième livre de Pennac que je lis. J’ai dévoré « La petite marchande de prose », une fois commencé, impossible de m’arrêter !
Benjamin Malaussène se retrouve encore une fois au cœur d’un gros tas d’emmerdes et on ne peut plus au centre d’une enquête de police. Tous les personnages que Pennac a développé dans les précédents volumes de la saga sont là et il est très agréable de les retrouver. Pendant une bonne partie du livre, je me disais régulièrement (en parlant de l’auteur pas d’un personnage) : « Il n’a pas pu lui faire ça ? Il ne peut pas lui faire faire ça ! Comment il va le sortir de là ? Comment il va la sortir de là ?» du coup impossible d’arrêter tant que je ne comprenais pas. Et finalement tout s’imbrique tellement bien, tout semble logique (dans l’univers Malaussène en tout cas).
Imaginez un joli mécanisme parfaitement huilé digne d’une montre suisse (début du roman), vous ajoutez un grain de sable (le mariage de Clara, jusqu’ici pas de surprise, je vous suis Monsieur Pennac), puis deux, puis trois (George R. R. Martin qu’est-ce que vous faites dans à ce roman ?), puis vous déversez l’intégralité de la plage de votre choix dans votre mécanisme (moitié du roman, Monsieur Pennac, je ne vois pas comment vous allez vous en sortir…). Petit à petit, secouez le mécanisme pour que tous les grains disparaissent et vous retrouverez le système initial en parfait état. Profitez du sable pour édifier une statue en l’honneur de Julie et son extrême beauté (toujours aussi belle et volontaire, j’aime Julie…).
Au début du roman, mon inculture m’a obligé à chercher des informations sur deux personnes : Alexander Sutherland Neill et Henri Désiré Landru.